AIRBUS: une "bonne" illustration de la médiocrité de nos élites
Pour nos élites politiques.
EADS est un groupe multinational qui fait des bénéfices même malgré les déboires de sa filiale Airbus, elle a bénéficié de fonds publics directement ou indirectement (la mise en gabarit pour faire venir des pieces de l'A380 a été payée par l'impôt....)
Et pourtant quand EADS licencie 10 000 personnes, au lieu de demander le remboursement des fonds les régions veulent renflouer le capital. En revanche, aucune opinion sur le versement du dividende cette année?
Pour nos élites économico-industrielles.
L'A320 reste une réussite commerciale a mettre à l'actif des predecesseurs de Forgeard. L'A380 a subi des retards. Quand on sait qu'une PME est soumise par ces clients à respecter les délais de livraison et qu'en cas de non respect,ils peuvent perdre le marché, il apparaît extraordinaire qu'Airbus n'ait pas pu faire actionner les signaux de détresse dès le premier retard sur le projet.
Evidemment, que dans des strates inférieures le probléme avait été identifié et si cela n'a pas pu être remonté ou écouté n'est ce pas un signe de malaise au sein du groupe? Je vois au sein des organisations poindre 2 malaises au sein des individus qui les composent: le manque de courage (ne pas dire quand ça va mal pour ne passe faire mal voir de la hiérarchie) et le manque de coopération entre services (par jalousie ou par envie des uns vis à vis des autres).
Pour les pilotes des politiques industrielles
La supression du commissariat au plan au niveau national a été une erreur grave puisqu'aucune orientation à plus de 5 ans n'est donné en France notamment en matière industrielle.
Au niveau local, les régions, départements et intercommunalités ont récupéré des prérogatives. Autant dire que dans la plupart des cas cela adonné du boulot à des individus dont je doute de l'efficacité à moins que l'ambition de nos élus locaux est de monter des zones sindustrielles (et dans ce cas c'est le consommateur (la demande) qui attire les entreprises (offres) et certainement pas des aides de collectivités.
Mais dans le cas d'Airbus, Toulouse et sa région ont trop misé sur la monoindustrie, sur l'éaronuatique. Combin de fonds publcis ont été investis dans les routes, dans les accés aux usines d'assemblages, dans le focnier mis à disposition de l'aéronuatique, d'aides aux zones à vocation aéronautique. Sans parler des équipements publics pour attirer les ingénieurs qui vont désormais partir...
La lorraine et le nord (sidérurgie) avaient souffert de la monoindustrie. "Ne pas mettre tous les oeufs dnas le même panier" est un adage populaire mais aussi un principe économique (en économie financière, on demande de diversifier son portefeuille). A Toulouse, le rose n'est pas eternel.
ENCORE UNE FOIS, IL EST FORT A PARIER QUE LES RESPONSABLES QUI VONT AMENER AU MOINS 10 000 FAMILLES EN EUROPE DANS L'INCERTITUDE NE SERONT PAS SANCTIONNES. QUANT A LA PHRASE " JE ME SUIS TROMPE", ON NE L'ENTENDRA PAS !