Universités: la réforme annoncée (1)
L'université va mal, beaucoup trop d'étudiants sont en échec et une partie de ceux obtenant un diplôme ne trouve pas un travail à la sortie de leurs études supérieures.
En outre, les diplômes n'ont pas la même valeur pour les employeurs selon qu'ils sont décernés à Dauphine ou à Montpellier.
Donc les solutions sont:
- donner l'autonomie aux universités,
- réduire l'accés aux bacheliers
- financer l'université par les entreprises privées.
Simple et efficace, pourquoi ne l'avons nous pas fait avant ?
Face à tant de génie, je m'incline, à ceci près qu'en France, le système des grandes écoles (écoles de commerce ou écoles d'ingénieurs) a perdu de son lustre d'antan (cosntat fait par l'Institut Montaigne). Ce systéme où on sélectionne à l'entrée, financé par des partenaires privés et dont la gestion est indépendante de l'Etat n'est plus efficace, alors pourquoi vouloir l'appliquer au public?
Il faut donc, Madame l'universitaire d'été de l'UMP, d'autres solutions plus profondes.
L'université doit être plus ouverte sur le monde du travail et doit accompagner les mutations de l'entreprise. Mais ceci doit se faire en respectant l'essence de l'université: la transmission d'un savoir universel.
Il s'agit donc de trouver un équilibre entre ce que souhaite le monde du travail et ce que souhaite l'individu (ici l'étudiant). Le mode de financement de l'Universite et l'autonomie ne sont donc pas des fins en soi.
Que souhaite le monde du travail? obtenir une main d'oeuvre polyvalente et donc suceptible d'être qualifiée (pour un premier boulot, une formation interne à l'entreprise est nécessaire pour que l'étudiant soit opérationnel) Que souhaite l'étudiant? acquérir des connaissances (interdisciplinarité importante à développer) et enrichir son capital social (se faire un carnet d'adresses, avoir des relations avant de travailler est indispensable, les "fils à papa" trouvaient un boulot de suite car leur papa était chef d'entreprise (mais tout le monde n'a pas la chance d'hériter d'un capital social))
Aussi, toutes mes prochaines propositions satisferont ces deux conditions.