Etudiants feignants?
L'idée de faciliter le travail des étudiants pour financer leurs études est injuste.
Cette mesure ne ferait que conforter deux phénomènes qu'il faut au contraire casser:
1) il existe une forte inégalité des chances entre les étudiants. Il y a les privilégiés (ceux qui vivent dans une ville universitaire chez Papa Maman, ces derniers leur finançant les études (frais s'inscription, manuels..) et il y a les autres.
Vous remarquez que je ne fonde pas l'inégalité uniquement sur l'argent. En effet, un étudiant devant quitter la résidence de ses parents à 18 ans alors qu'il était coucouné, cela fait un choc. L'université c'est la liberté et à 18 ans il est parfois agréable de pouvoir avoir ses parents proches en cas de coup dur. Lacher prise lors de partiels condamne parfois la poursuite des études supérieures. Les profs de fac laissent les étudiants se demmerder alors qu'ils sont encore bien encadrés au lycée, cette perte de repère est subit plus fortement par ces étudiants "migrants".
En favorisant le travail, N4 s'adresse aux plus défavorisés, à ceux qui ont besoin de ressources financières. En bossant, ils auront moins de temps que les autres pour apprendre. Bien sûr qu'il n'est pas impossible de mener à bien travail et études (encore que pour des études de médecine, j'en doute car c'est un concours et non un examen) mais est-ce juste par rapport à ceux qui n'en ont pas besoin? La réponse est non.
N4 et Pécresse ont il déjà essayé? Cette volonté d'occuper deux fois plus les individus est un leitmotiv apparemmetn. Dans l'hebdomadaire "Elle", le candidat Sarkozy disait qu'il était hors de question qu'il paye les individus (femmes ou hommes) à rester chez eux pour s'occuper des gamins. Finalement, il est normal que les femmes (dans la plupart des cas) aient deux vies : le boulot et la maison.
Au final, il est plus juste de maintenir les aides actuelles (bourse, aide au logement) en échange de résultats (réussite de x modules) et de quelques heures de cours du soir (cette dispositon pouvant être étendue à tous les étudiants boursiers ou non).
2) cette mesure renforce l'existence de travail précaire notamment dans la restauration rapide ou pas, dans les supermarchés. Car les petits boulots estudiantins sont bien souvent dans ce type d'activité. Ils sont payés au smic contre un CDI de quelques mois car l'employeur sait que l'étudiant démissionnera. La nouveauté c'est que cette mesure crée de la demande d'emploi: l'employeur retrouvera rapidement un autre étudiant pour remplacer le précédent. Bref, c'est du pain béni pour ces fournisseurs d'emploi précaires.