Sphère publique sphère privée. Introduction pour une société plus juste
La religion dit ce qu’est le bien et le mal, la philosophie politique indique ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. La politique est l’action qui conduit à une société juste.
Aussi la religion et la politique peuvent coexister mais chacun dans sa propre sphère, sphère privée pour l’une, sphère publique pour l’autre. D’où la nécessité de conserver la séparation entre les églises et l’Etat (quitte à l’étendre à tout le territoire français…). On s’interessera donc à la sphère publique.
Comment déterminer ce qui est juste et ce qui ne l’est pas ? Tout en conseillant la lecture du philosophe John Rawls, on peut rappeler que dans le courant néokantien, pour apprécier la justice il suffit de se mettre sous le voile d’ignorance. Vous ne savez pas qui vous êtes, si vous êtes un homme, une femme, jeune, âgé, riche, pauvre, blanc, noir… vous êtes doté de facultés intellectuelles et vous devez juger une situation sans savoir si vous êtes favorisé par la chance ou pas.
Dans ce contexte, votre choix devrait aller vers l’alternative la plus juste car, averse au risque, vous allez vous mettre dans la situation du plus défavorisé. Ainsi, il apparaîtra plus juste de taxer davantage les riches que les pauvres, plus juste d’interdire la polygamie, plus juste d’aider les handicapés ….
Les citoyens, les élus par la loi et les institutions doivent faciliter l’émergence d’une société plus juste. Le minimum serait que chaque individu ait accès à l’éducation, à un toit, à la sécurité, aux soins. Une société serait d’autant plus juste si chaque individu avait la liberté de réaliser ses projets de vie (dès lors que ces derniers ne soient pas liberticides et dangereux pour autrui).
Tous les articles que je posterai auront comme fondement cette conception de la justice et s’il devait y avoir une devise ce serait
liberté individuelle, égalité des chances, solidarité nationale.