SALUT A VOUS,
Ce blog est un espace républicain et contractualiste. Les deux axes éditoriaux seront de discuter sérieusement des éléments d'un nouveau contrat social pour le mettre en place et de pointer les infractions aux principes républicains (et donc à la nation française) de Napoléon 4 dit "le tout petit".
Je n'adhère à aucun parti ou syndicat par "indiscipline" sans doute, mais ce blog entre dans la blogosphere du mouvement où des idées et des individus neufs ont emergé des présidentielles et des législatives.
Le régionalisme est detestable lorsqu'il se confond avec repli identitaire, revendications politiques destinées à rejeter celui
qui n'est pas né au même endroit. Le régionalisme de "bienvenue chez les ch'tis" ne joue pas dans ce registre, et pourtant il suscite directement ou indirectement des
réactions detestables.
Il y a eu bien sûr la banderole du kop de Boulogne asimilant les ch'tis a des pédophiles et maintenant il y a cette sortie trés spontanée de Dati.
Le 10 avril, l'émission du Grand Journal sur Canal plus, a réalisé une spéciale sur le film pré-cité. Un micro-trottoir effectué auprès des politiques a été
diffusé. L'interviewer demandait aux parlemenatires où ils étaient nés puis s'ils connaissaient des mots de leur patois. Tous se sont prétés au jeu. Ainsi, Montebourg a dit
quelques mots en patois de chez lui: le Morvan. Puis, ce fut au tour de Dati, qui indiquant qu'elle venait de Saône et Loire, a laché comme réponse à la seconde question
'c'est comme les Deschiens".
Un silence de plomb s'est abattu sur le plateau télé, le mépris et la suffisance du maire du 7eme avaient fait mouche.
Après avoir voulu être "ministre de la karchérisation des banlieues", et avec ce nouveau dérapage, elle mériterait de devenir présidente (enfin!)... d'honneur du Kop de Boulogne, à
moins que pour elle, courir après un ballon c'est dégradant et trop peuple.
En tout cas, elle offre à Montebourg, président, lui, du département de la Saône et Loire l'occasion une nouvelle fois de la tacler.
La vuilla ap la Rachida
Sus la grand route, on beau jo du mois de septembre, la vuille paysanta rentrève des champs, sa pioche sus l’épaula.
Fatiguia, pleya sos le poids des ans ap des poines, alle s’en allève bachant du doûs, trainant des pis ap torgeant du thiul. Groussièrement vitia, ses cotillons répiécetés avint l’odeur de la tarra ap des harbes sauvages.
Veniant de son côté, na drouille d’Châlon d’vnue ministre, novallement errivia décrevis, le nez en l’air. De temps en temps alle portève à ses lèvres na cigarette, ap alle lancive on flocon de feumire. Poudria, parfemia, vitia d’cotillons d’chez Dior, touta sa personne encharognive le musc et la cocotte à trente pais.
De tant loin qu’alle aperçut la vuille, alle fut na grimace de mépris. Ç’la vuille manante Marie Deschiens, qu’alle se dessit, qu’é va fallai rencontrer !
Pus, à l’idée qu’alle allève pouvoir s’en moquer, ap l’épater ave sa cigarette, alle se métut à sourire. En éprochant la vuille, tout de suite alle li tadut la main.
Ap patitati, ap patata ! La pourra vuille répondève oui, ap non, ennoya des propos de la jeune moquousa.
Pus, c’ment la Rachida, étonnia, ouvrire tous grands les œux, ap la goârge, po mieux comprendre :
pour ce conte http://www.bresse.info/accueil_bresse/accueil_ecrits_bresse/poemes_bresse/panurge%20vieille%20jeune.html